Subjonctif

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Bon, ça m’arrive de faire des fautes (qui sont souvent remarquées dans les commentaires, d’ailleurs :p), mais ce qui m’insupporte c’est cette complaisance dans la médiocrité et la bêtise… Il serait peut-être temps de comprendre que, passé 14 ans, on devrait avoir d’autres valeurs que « l’ékol c tro nul lol » (en même temps quand ce genre de considération est soutenue par les parents, les politiciens et les médias en général, qu’est-ce qu’on peut bien dire…).
Facile de manipuler ensuite des gens qui ne savent pas aligner deux
mots sans faire une faute (ce qui est souvent lié à une capacité de
compréhension de la langue très limitée, quoi qu’on en dise).

J’vais me lancer dans la rédaction d’un essai « De la complaisance dans la connerie », tiens :p

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10 commentaires à propos de “Subjonctif”

  1. +1 sur toute la ligne. Il est drôle de voir qu’à 10 ans (donc ya un sacré paquet d’années) je passais pour un génie parce que je ne faisais aucune faute d’orthographe, et de constater qu’actuellement encore, à 23 ans, il y a des personnes, sensées être adultes, qui ne savent pas aligner deux mots de 5 lettres sans faire 40 fautes par mot. Pathétique… Mais comme tu dis, facile de cracher sur les profs, surtout quand les parents sont aussi lettrés que leurs enfants.

  2. Comme disait l’IndispensablE Tristan Edern Vaquette :
    «Ils restent au ras du sol à croupir dans la facilité
    Incultes et faignants, qu’écrivent et parlent en SMS
    Mais comme le langage est l’vecteur d’la pensée, ils pensent en SMS»

  3. Bon fallait bien quelqu’un pour citer (copier/coller plutôt ^_^) Alphonse Allais :

    Complainte amoureuse

    Oui, dès l’instant que je vous vis,
    Beauté féroce, vous me plûtes ;
    De l’amour qu’en vos yeux je pris,
    Sur-le-champ vous vous aperçûtes ;
    Mais de quel air froid vous reçûtes
    Tous les soins que pour vous je pris !
    En vain je priai, je gémis :
    Dans votre dureté vous sûtes
    Mépriser tout ce que je fis.
    Même un jour je vous écrivis
    Un billet tendre que vous lûtes,
    Et je ne sais comment vous pûtes
    De sang-froid voir ce que j’y mis.
    Ah! fallait-il que je vous visse,
    Fallait-il que vous me plussiez,
    Qu’ingénument je vous le disse,
    Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
    Fallait-il que je vous aimasse,
    Que vous me désespérassiez,
    Et qu’en vain je m’opiniâtrasse,
    Et que je vous idolâtrasse
    Pour que vous m’assassinassiez !

  4. la possibilité du nul

    à force de faire des livres « pour les Nuls », de la télé pour les nuls, un gouvernement pour les nuls, toute la société tend vers le Nul.
    Le Nul est glorifié, mis en avant, recherché.
    Et reconnaissons que le nul ne se conjugue pas au subjonctif.

  5. D’ailleurs à propos de fautes d’orthographe, il y en a une dans le premier commentaire : on écrit « censées » (vu que dans ce cas, cela signifie « supposées » et que cela n’a rien à voir avec le « sens »…)
    Cela dit, autant quelques fautes éparses sont pardonnables (ça m’arrive aussi et pourtant je suis prof de français…), autant la méconnaissance généralisée des liens sémantiques que créent la grammaire et le lexique me met en pétard! On a l’impression que les accords, les modes, la recherche du mot exact ne sont que vaines fioritures vouées à la ringardise la plus totale… Et je suis bien d’accord avec notre hôte, on se demande s’il n’y a pas là une volonté délibérée afin que les masses, devenues incapables de s’exprimer, soient ensuite bien plus faciles à manipuler… D’après un article du Monde de l’éducation, il semblerait aussi que la violence soit une conséquence de cette pauvreté linguistique : quand on ne parvient pas à formuler correctement et justement ce qu’on pense, ben… on cogne, par frustation de ne pas se faire entendre!

  6. Chapeau

    Une grosse approbation de ma part sur le contenu. Il est tout à fait affligeant de voir à quel point les valeurs de l’éducation sont passées à la trappe. On est quand même passés en quelques décennies de l’instituteur qu’on respecte, qui est la personne synonyme de sagesse et de connaissance à celle du « prof ké kon é kil faut tapé, prckil mé dé H de col »
    On est passés des parents qui élèvent et que l’on respecte aux parents dont on doit absolument se démarquer sinon on est un « abruti » (toute relation avec ses parents, un peu trop montrée au collège par exemple, est synonyme de brimade, vécu personnel…).
    Aujourd’hui, la mode est au rejet de la langue et de sa compréhension/manipulation. Actuellement sur les jeux en lignes, j’en vois quand même qui se moquent de ceux qui n’écrivent pas en SMS ( avec un argument comme quoi c’est plus rapide, ce qui est ridicule en soi, vu qu’écrire correctement, à force, ça va plus vite que chercher comment réduire au maximum un mot en quelques lettres…)

    Je veux un exemplaire du livre aussi !

  7. C’est tellement vrai… D’ailleurs il parait que si l’anglais s’est imposé, c’est justement parce que les règles se sont assouplis au fur et à mesure de l’arrivée des nouveaux locuteurs. Ainsi, typiquement lorsque tu fais des erreurs (même grossières), les anglophones vont essayer de comprendre ce que tu dis. Là où un francophone (en particulier français) va plutôt te corriger (parfois avec moquerie) avant d’essayer de comprendre ce que tu vas dire. Du coup, la langue s’est simplifié et est devenu plus accessible. Une des évolutions actuelle de l’anglais se situe au niveau des verbes. Ceux-ci tendent à devenir invariables (pas de ‘s’ à la 3eme personne) et réguliers lorsque prononçable.

    L’utilisation de « des fois » (pour dire « parfois ») m’horripile, comme de dire « le cahier à ma sœur » (au lieu de « de ma sœur ») ou « je viens en vélo » (au lieu de « à vélo »).

    Comme toi, je fais aussi des fautes, mais j’essaie de me soigner. 🙂

  8. Je suis professeur de français (français langue étrangère)dans un collège-lycée dans le Michigan, aux Etats-Unis.
    C’est rafraîchissant de voir qu’il y a des îlots de résistance en France et de constater que même de jeunes gens s’indignent.
    Il y aurait des tas de choses à incriminer, c’est clair. La société évolue et génération après génération, on s’insurge avec raison contre l’appauvrissement de la langue.
    Que la langue évolue, c’est un signe de bonne santé et le latin qui a construit notre français était déjà un latin malmené, que ça se sache, mais il semble qu’aujourd’hui on atteigne l’absurde; pas par les sms en soi, utilisés par les jeunes qui ont été formés à l’école chancelante des années 80-2000 et suite, mais aux tout-petits qui eux commencent déjà à mettre leurs menottes sur les claviers avant même de savoir ‘correctement’ – mot ayant de moins en moins de sens – épeler.
    La lecture systématique de littérature élaborée dès le jeune âge, quelqu’en soit la cause, fait cruellement défaut. J’en suis d’autant plus convaincue que je suis moi-même exposée à une autre langue, l’anglais, et que j’ai compris, aussi en enseignant, ce qui permet d’être si polyvalent dans une langue, ce qui permet d’en comprendre les subtilités passe par la lecture de bon niveau. Je crois qu’il y a eu beaucoup d’erreurs faites à vouloir trop systématiquement rendre tout accessible aux enfants : plus de fables de La Fontaine parce que c’est trop difficile (pour les profs ou pour les élèves?), plus de dictées à partir de textes de grands auteurs…lisons de la pub, des billets de SNCF, des modes d’emploi…Hum, le résultat est beau.
    On peut être à la fois pour une évolution de la langue et incorporer des termes de la rue ou empruntés à d’autres langues, même l’anglais et dire comme eux ‘je suis confortable’ et être à la fois très exigeants sur la qualité des textes, du lexique et de l’orthographe.

    En attendant, je fais une petite classe sur le subjonctif, pour des passionnés de français là où j’habite et pour lesquels le français veut encore ‘dire’ quelque chose.

    Je ne relis pas mon texte, pas le temps.
    Cat Novak
    Greenhills school, Ann Arbor, Michigan