Otage

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Tout ceci étant dit sans aucune méchanceté par rapport aux deux journalistes dont je n’ai pas besoin de rappeler les noms (ce ne sont pas ceux de l’image), bien sûr, on leur souhaite tout autant d’être libérés qu’aux autres… Justement, autant.

Parce que le groupe d’Areva enlevés au Niger, on en entend quand même beaucoup moins parler…

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22 commentaires à propos de “Otage”

  1. Effectivement cette litanie devient saoûlante, d’autant qu’elle est inutile. Combien d’otages libérés alors que tout le monde laissait travailler les services concernés ?

  2. Ah merci ! pour une fois que quelqu’un met le doigt là-dessus. Ça m’énerve aussi de voir qu’ils parlent de leurs journalistes enlevés mais jamais des autres, où de personnes dans des situations encore plus graves !

  3. Steph étant un ami de la famille, étant mêlé au combat des proches (m’y impliquant activement par le biais du comité), je ne vois franchement pas le but de cet article. On va pas leur reprocher d’être journaliste. Ni reprocher à Fr3 de parler de leurs hommes enlevés alors qu’ils bossaient. C’est pas tf1 qui en parle, à part pour les grandes occasions. (300 jours, un an…)
    Et oui, nous avons un comité très actif (c’est pas fr3 qui fait ça, ce sont les potes pour la plupart!), reporter sans frontière derrière nous, mais peu de monde connaissait leur nom avant les 1 an. Et c’est vrai, tu dis Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les gens te regardent avec les yeux grands ouverts, par contre tu précises les deux journalistes enlevés en Afghanistan, là ils comprennent.
    Et ce que je dis est vrai, j’ai croisé beaucoup de monde qui ne connaissait pas leur nom.
    Alors ouais, c’est beau l’esprit contestataire, on parle pas de tous les gens qui meurent de faim, des centaines de personnes tués à travers le monde, c’est dramatique. Mais lire ça quand tu es directement lié à ce combat, ça apparait comme très mal placé (surtout les commentaires).
    Ca veut dire que tout notre combat pour faire parler de nos potes détenus par des talibans est analysé comme injuste…

  4. Rhoo tu oublies quand même un autre otage surreprésenté dans nos chers médias, c’est l’usager des transports en commun pendant une grève. Tu sais, quand ces méchants privilégiés font une méchante grève qui empêche les gens honnêtes de travailler. Ils sont alors pris en otage. Pourquoi ? Ah bah ça on ne sait pas, à faire des microtrottoirs pour entendre la grogne des usagers, on n’a pas le temps de faire du journalisme d’investigation…

  5. @F

    « Steph étant un ami de la famille, étant mêlé au combat des proches (m’y impliquant activement par le biais du comité), je ne vois franchement pas le but de cet article. »
    Étant directement concerné, je me doute que l’article ne te fasse pas franchement plaisir, j’en suis désolé…

    « On va pas leur reprocher d’être journaliste. Ni reprocher à Fr3 de parler de leurs hommes enlevés alors qu’ils bossaient. »
    Hé bien si, c’est bel et bien ce que je leur reproche. Non, pas d’en parler, mais d’en parler systématiquement plus que des autres otages (ce n’est pas que mon impression, la plupart des gens à qui j’en ai parlé sont d’accord).
    Certes, ils sont directement concernés, sans doute plus touchés, mais c’est un journal qu’ils tiennent, pas la newsletter de leur boîte. On attend d’un journaliste qu’il soit impartial et objectif, et qu’il fasse son travail, à savoir transmettre l’information. Donc oui, pour moi, se servir du fait qu’on est effectivement un média très suivi pour faire passer – pardon de l’expression – ses messages personnels, pour moi c’est une déformation et une utilisation biaisée de ce que devrait être un média (public qui plus est), aussi compréhensible que ce soit humainement parlant.

    « C’est pas tf1 qui en parle, à part pour les grandes occasions. (300 jours, un an…) »
    D’accord avec ça, mais bon, l’erreur, c’est de regarder les infos de TF1… (ça c’était l’instant vanne, c’est fait)

    « Et oui, nous avons un comité très actif (c’est pas fr3 qui fait ça, ce sont les potes pour la plupart!), reporter sans frontière derrière nous, mais peu de monde connaissait leur nom avant les 1 an. »
    Rien à redire sur le comité, je trouve ça bien qu’on soutienne les otages. Le problème n’est pas là, cf ce que j’ai dis sur les médias.

    « Et c’est vrai, tu dis Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les gens te regardent avec les yeux grands ouverts, par contre tu précises les deux journalistes enlevés en Afghanistan, là ils comprennent. »
    Ça doit être moins vrai maintenant, non ? Je suis sûr de pouvoir trouver des gens pour qui les noms feront « tilt » dès qu’ils seront prononcés… Par contre, essaie de trouver quelqu’un qui connaît les noms des gens d’Areva enlevés au Niger, essaie de trouver quelqu’un qui avait entendu parler de Michel Germaneau avant sa mort…

    « Alors ouais, c’est beau l’esprit contestataire, on parle pas de tous les gens qui meurent de faim, des centaines de personnes tués à travers le monde, c’est dramatique. »
    Je suis bien d’accord. Et si tu faisais 30 secondes tout les soirs sur 2 gamins qui meurent de faim, tu comprendrais que les quelques millions d’autres se sentent un peu oubliés, non ?

    « Mais lire ça quand tu es directement lié à ce combat, ça apparait comme très mal placé (surtout les commentaires). »
    Encore une fois, j’en suis (sincèrement) désolé, le but de cet article n’est pas de choquer ou de provoquer les gens liés à ce combat (qu’on ne peut que soutenir). Mon but était de mettre le doigt sur quelque chose qui me semblait assez anormal (le côté « deux poids, deux mesures », « c’est des copains alors on en parle »). Quand aux commentaires, ils ne font que confirmer qu’effectivement, je ne suis pas le seul à trouver cela anormal (ce qui ne veut pas dire qu’on a la vérité absolue non plus, on est d’accord).

    « Ca veut dire que tout notre combat pour faire parler de nos potes détenus par des talibans est analysé comme injuste… »
    Non, encore une fois, je pense que tout le monde soutient votre combat, moi compris.
    Mais il y a une différence entre une assoc’, un comité, etc., qui se bat pour une cause, et une industrie médiatique qui se focalise sur cette seule cause. Ce qui est injuste, c’est que SEUL votre combat soit relayé par les grands médias. J’ose espérer que les otages du Niger (ou d’autres dont je n’ai – justement – pas entendu parler) ont aussi un comité de soutien, des gens qui les attendent, les soutiennent et les aiment. Mais eux, on ne les entend pas. Pourquoi ? Parce que les otages en question n’ont pas de carte de presse. Voilà ce qui est injuste.

  6. Maintenant oui, on les connait un peu mieux, parce que le 29 Décembre ça faisait un an jour pour jour qu’ils étaient détenus.
    Sinon avant les 100 jours (et même encore quelques temps après), on ne connaissait ni les noms ni les visages d’Hervé et Steph, et le comité s’est battu pour qu’on en parle. Parce que c’est aussi notre but.
    Les otages au Niger on en parle, mais malheureusement il faut de l’évènement pour qu’on en parle. Ou une date.
    On a parlé d’eux pour la vidéo reçu le 20 Novembre (rendue publique courant Décembre) et pour l’année de détention. Avant on n’était absolument pas martelé, il y avait juste un décompte à la fin du journal, on donnait leur nom.
    Il y a eu un martelage ces derniers temps pour ça, et lorsque la dépêche AFP stipulant que le gouvernement Français n’avait pas fait assez et les accusant d’espionnage est sorti, on en a pas tant parlé que ça.. Alors que l’info est grave et très troublante.
    On parle des otages au Niger, lorsque la dame a fait un malaise à cause de son cancer (et c’est dramatique je ne dédramatise pas, bien au contraire), c’était aussi dans les médias.

    Là où je veux en venir, c’est que oui on en parle, peut être un peu plus, mais il n’y a pas de sur médiatisation, sauf lors d’évènements très particuliers. (et notamment en cette période…)

  7. C’est vrai que quand j’ai de nouveau regardé la télé à noël (pas de télé dans mon petit 9m² :p) j’étais limite choqué non pas qu’ils ferment le journal mais qu’ils disent (sur fr2 en tout cas) systématiquement « Nos pensées vont à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier otages depuis x jours et les 6 autres français otages dans le monde »

    Mais si on parle de ces deux là pourquoi on ne donne même pas le nom des 6 autres ????

  8. Peut être parce qu’ils ne sont pas autorisés à le faire… C’est très très complexe ce genre d’affaire. D’ailleurs si mes souvenirs sont exacts, on ne connait pas les visages des otages du Niger.
    C’est une tactique différente, qui a été longtemps utilisée pour Hervé et Stéphane. Ce n’est pas que de la mauvaise volonté médiatique.

  9. Moi ce que je me suis dit : « Quels journalistes ? C’était pas la nana là ? Ça fait longtemps, elle a déjà dû être exécutée, non ? Ah, Ingrid Bétencourt (comment ça s’écrit ?)… Journaliste pour-de-sur quoi, déjà ? »
    J’espère que je serai jamais retenue en otage nulle-part, parce que je sais qu’y en aurait des tas comme moi qui sauraient même pas qui je suis, et ça me vexe.
    Quand je pense qu’une petite partie de mon cerveau est quand même occupée par une Ingrid Bétencourt que j’ai aucune idée de ce qu’elle a fait à part être retenue en otage, au lieu de l’être par des trucs dont je me soucis !
    Et puis, quel intérêt j’ai à pouvoir dire : « Hé, je sais qu’elle a été otage de qui de quoi, mais je sais ni orthographier son nom, ni qui c’était ! »
    Ces histoires d’otages c’est surtout un bon moyen de me faire passer pour une idiote.

  10. C’est surtout un bon moyen pour faire passer le temps (c’est long à combler un bulletin d’information).

  11. @ F
    Bah l’amusant c’est que aujourd’hui même je lisais un journal qui faisait quelques pages sur les otages et j’ai découvert à cette occasion en effet l’équipe d’Areva au Niger et une personne en Somalie.
    Pour ceux d’Areva on a leurs noms des images d’eux datant du 30 septembre.
    Pour celui en Somalie, appartenant à la DGSE et envoyé là-bas sous un pseudonyme, son nom n’est pas divulgué mais on a des images.

    Pourtant aucun d’eux n’est cité que ce soit en tant que personne ou groupe et n’est pas non plus montré.
    Alors oui on peut dire qu’on reste discret pour aider les négociations.
    Le seul problème c’est qu’à moins d’avoir un rôle en interne, personne n’en sait rien.

    Et il se trouve que, quelque soit la raison derrière cela, l’impression qui en ressort, c’est qu’on parle beaucoup plus de ces deux là.
    Le fait qu’ils soient journalistes qui plus est de France Télévision, quand on a droit à 10secondes tous les jours, on finit par se poser des questions…

  12. Je n’avais pas prévu de commenter cette planche, mais en lisant la réponse de « F. », je tiens à dire que je suis plutôt d’accord avec toi (ainsi que la plupart des gens de ma famille, mes amis…). Accessoirement, je suis persuadé que de les savoir célèbres en France, ça doit surtout pousser les preneurs d’otages à toujours revoir à la hausse leurs exigences…

  13. Il y a 2 « écoles ».
    Ceux qui pensent que parler d’eux va faire monter les enchères (et ils ont à mon avis raison), mais va donner une importance supérieure aux otages.
    Et ceux qui préconisent de ne pas en parler pour ne pas faire monter les enchères, au quel cas, l’otage perd de l’importance, et peut, soit être libéré, soit tué.
    C’est très complexe ce genre d’affaire, et c’est aussi très difficile de se prononcer sur la façon dont c’est géré.
    Nous notre rôle et de médiatiser le truc, on contacte les médias pour nos actions, qui sont souvent open pour relayer nos actions.
    Au problème d’Hervé et Stéphane s’ajoute le problème de la liberté de la presse dans le monde, qui est un des grands débats actuel. Ils servent un peu de modèle pour la cause en France (au même titre que Florence Aubenas, qui est la marraine de notre comité)
    Je ne sais pas exactement comment ça se passe pour les otages au Niger (j’avoue avoir une certaine lacune là dessus, chose que je devrais combler…), mais peut être que ne pas mentionner leur nom trop souvent est un choix délibéré de la part du gouvernement (enjeux économiques et tout ça), et les médias sont tenus de s’y tenir, surtout dans ce genre d’affaires.
    Ce sont des affaires qui touchent au terrorisme, et qui dépassent les citoyens lambdas comme nous. Même étant au courant de certaines choses qui se passent en interne, l’affaire au niveau politique me dépasse.
    Ce que je sais, c’est qu’on (le comité) s’est battu pour qu’on parle d’eux, et qu’on a obtenu gain de cause.
    Dois je rappeler les propos intolérables (ou y’a pas d’tolérance) tenus par N. Sarkozy lors de leur enlèvement. Stipulant leur inconscience et la mentionnant une prise de risque inutile.

    Tout ça pour dire que le débat est extrêmement complexe et qu’il est très complexe de savoir exactement ce qu’il se passe en interne, et ce qui peut ressortir dans les médias.

  14. Je m attendais plus aux « otages » dont parles les « journalistes » des micro-trottoirs, comme LeF, en particulier, ceux qui m’ont fait le plus rire : les otages de la neige. (il faut arrêter la neige, et la condamner ! ! !)


    Quant aux gars d Areva, ce ne sont pas des otages, mais des remboursements partiel de dette : depuis des années, areva fait exploiter des mines par des « volontaires » sous-payés, surveillés par l’armée.
    Forcement, à la longue, certains de ces « volontaires » ou leur amis en ont assez de manger des cailloux et des rafales dans le bide.
    Les hommes d areva récoltent ce qu’Areva a semé depuis des années.

    Des salaires corrects (pour le sud-maghreb, soit moins de 200E par mois) avec des employés non surveillés par l’armée, restant pour la paye et l’intérêt du travail (donc augmentation des conditions de travail, et minimum de dépollution à faire) et il n’y aurait pas eu cette pression faite contre eux.
    La solution anti-enlèvement : Viser le partenariat à long terme, solution plus stable et plus rentable sur le long terme (le pb, sur le court terme, pour l’évolution rapide du cours en bourse, la méthode d Areva est plus efficace…).

    Areva alimente la corruption, la haine et l extrémiste dans cette région, tout comme total le fait en Birmanie (le pétrole et le nucléaire peuvent se donner la main… aussi sale l’un que l autre); alors, parfois, sa déborde.

  15. « Dois je rappeler les propos intolérables (ou y’a pas d’tolérance) tenus par N. Sarkozy lors de leur enlèvement. Stipulant leur inconscience et la mentionnant une prise de risque inutile.  »
    En même temps aller dans l’une des régions les plus dangereuse actuellement sans escorte militaire, c’est quoi à part de l’inconscience ?

  16. C est marrant Kikilancelot, car quand les gens d areva ont été enlevé, dans une région très dangereuse, aucun général français ni aucun UMPiste français n’a parlé de leur inconscience.

    Explication :
    Un haut gradé français avait critiqué le coût du sauvetage de journalistes.

    Un coût cependant bien ridicule par rapport au coût de la présence de l’armée française en afghanistan, et très largement inférieur à la reprise, par l’armée française d’un bâteau de croisière attaqué par des pirates au large de la somalie, une des région les moins sure au monde (le ponant, c.f. http://fr.wikipedia.org/wiki/Acte_de_piraterie_contre_le_Ponant)

    Cependant, un coût de même ordre de grandeur que le sauvetage d’un skipper en solitaire en mer australe.

    Faudrait que les journalistes restent à Paris, à tendre des micro complaisant à N.S. et aux conseillers de l’Elysée.

    Oups, on me fait signe que c’est dejà très majoritairement le cas.
    Une vraie chance !

  17. Ouais, voilà. Jean Marc l’a bien dit.
    Je dirais pour te compléter que ça permet de ne pas forcément se gaver le bide en regardant des conneries, mais en ayant de l’information. Le métier de journaliste comporte des risques, ils en étaient conscients, c’est pas pour ça que c’est tolérable qu’ils soient séquestrés par des terroristes.
    Donc non c’est pas de l’inconscience, c’est de l’investigation.

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